Image Panneau Principal

  • arreau copier.jpg
  • cc-aure-louron-0002.jpg
  • cc-aure-louron-0003.jpg
  • cc-aure-louron-0005.jpg
  • cc-aure-louron-0009.jpg
  • ode bandeau banniere-1 copier.jpg
  • ode bandeau banniere-261 copier2.jpg

Les dernières actualités de la CCAL

  • Guichet Initiative Pyrénées Emploi : temps forts du mois de Décembre

    Guichet Initiative Pyrénées Emploi : temps forts du mois de Décembre

  • Rencontre OPAH à destination des entreprises du BTP

    Rencontre OPAH à destination des entreprises du BTP

  • LE MASSIF DU NEOUVIELLE CANDIDAT « GRANDS SITES OCCITANIE »

    LE MASSIF DU NEOUVIELLE CANDIDAT « GRANDS SITES OCCITANIE »

  • AVIS AU PUBLIC : modification simplifiée des PLU de Sarrancolin et de Cazaux-Fréchet-Anéran-Camors

    AVIS AU PUBLIC : modification simplifiée des PLU de Sarrancolin et de Cazaux-Fréchet-Anéran-Camors

  • PLUi valant SCoT : les élus sur le terrain

    PLUi valant SCoT : les élus sur le terrain

L’agriculture des Vallées d’Aure et du Louron est traditionnellement orientée sur un modèle d’agro-pastoralisme transhumant qui a façonné au fil des siècles les paysages et leur biodiversité. Ces pratiques extensives, associées à la nécessité de valoriser au mieux les ressources ont favorisé un étagement marqué entre 3 types d’espaces ayant chacun leur fonction selon la saisonnalité : le fond de vallée, les zones intermédiaires et les estives.   

Blondes Sarrancolin

 Vaches Blondes d'Aquitaine sur les zones intermédiaires à Sarrancolin

 

En lien avec ce milieu, les exploitations agricoles du territoire, au nombre de 197 lors du dernier recensement agricole représentent 227 emplois en équivalents temps pleins. Elles sont très majoritairement orientées vers l’élevage allaitant : le cheptel compte 5 896 Unité de Gros Bétail (UGB), bovins, ovins et caprin confondus pour une surface agricole utile (SAU) de 3 228 hectares, dont plus de 95% est constituée de prairies herbeuses. 

 

transhu sailhan 

 Brebis en transhumance à Sailhan

 

Symbole de cette tradition pastorale, le territoire est le berceau de races rustiques locales, comme la vache de race « Aure-et-Saint-Girons », également appelée « Casta » ou encore la brebis de race « Aure-et-Campan ». Ces races qui, si elles concernent de petits effectifs et un nombre restreint d’exploitations, n’en restent pas moins un patrimoine agricole remarquable des vallées d’Aure et du Louron.

 

CASTA1 Lucie Markey Idele

Vache "Casta" reconnaissable à sa robe châtaigne

 

Brebis Auroise2 E.Delgado

Brebis auroise avec sonnaille à Ilhet

 

Les principales productions du territoire ont trait aux produits carnés ovins et bovins, dont la qualité est reconnue et recherchée. On retrouve également sur le territoire le Porc Noir de Bigorre dont le Jambon et la viande fraîche font l’objet d’une reconnaissance en « Appellation d’Origine Contrôlée » depuis la fin d’année 2015.

 

NDB

Elevage de Porc Noir de Bigorre

 

De nombreuses exploitations sont engagées dans des activités de diversification en réalisant de l’accueil à la ferme et en transformant leurs produits qui sont ensuite écoulés en circuits courts de proximité. L’association D’AURE EN LOURON Saveurs et Savoir-Faire, regroupe une trentaine de ces producteurs qui se sont fédérés pour valoriser ces productions locales qui sont à retrouver notamment sur les marchés de plein vent du territoire :

  • Arreau : Jeudi matin
  • Bordères-Louron (été uniquement) : Dimanche matin
  • Génos (été uniquement) : Mercredi fin d’après-midi
  • Saint-Lary-Soulan : Samedi matin 
  • Sarrancolin : Mardi matin et samedi matin
  • Vielle-Aure : Mardi matin

  marche terroir

De nombreux marchés de Pays sur le territoire 

 

En plus des fromages de chèvre, de vache, de brebis, salaisons, miel, safran, bières, maraichage, ou encore de la laine mohair, des produits artisanaux viennent compléter cette gamme, dont le fameux  « Gâteau à la Broche » également appelé « Rocher des Pyrénées ».

 

Fromage Pitou

Fromages fermiers de chèvre

 

Gâteau broche

Gâteau à la broche en préparation

 

La Maison Pyrénéenne du Pastoralisme, véritable « centre de ressources », localisée à Azet, témoigne au travers de son centre d’interprétation, de cette tradition locale du pastoralisme et plus largement des enjeux qui y sont liés : économiques, environnementaux ou sociaux. Elle se veut un lieu d’échange et de vie, à la fois centre d’accueil touristique, pédagogique et professionnel.

 

Les vallées d’Aure et du Louron présentent un patrimoine riche, authentique et bien préservé qui est caractéristique du milieu montagnard, à la fois dans les paysages, dans l’architecture et dans les savoir-faire. L’obtention en 2008  du label Pays d’Art & d’Histoire des Vallées d’Aure et du Louron vient reconnaitre et mettre en valeur ce patrimoine remarquable.

De par leur isolement, ces vallées n’ont pas connu de vandalisme lors des guerres de Religion et de la Révolution française. Elles sont restées à l’écart de ces bouleversements et ont su garder une authenticité très marquée.

 

Quelques repères historiques

A l'époque Gallo-romaine, le territoire a profité du rayonnement de Lugdunum Convenarum (Saint-Bertrand-de-Comminges), une cité proche et prospère qui sera bientôt l'avant-poste de la chrétienté pour les Pyrénées centrales.

Puis, au Moyen Âge, la Vallée d’Aure appartenait au pays des Quatre vallées (Neste, Aure, Barousse et Magnoac), avec Arreau comme capitale, qui jouait un rôle administratif, politique et judiciaire important. Malgré le rattachement de la vallée à la Couronne de France au XVe siècle, la vallée d’Aure, comme la vallée du Louron, conserva une certaine autonomie administrative avec des privilèges ancestraux. 

 

ChateauNeste

Le château des Nestes à Arreau, siège de  Justice du XVIe siècle jusqu'au milieu du XVIIIe siècle

 

Un lieu de passage incontournable

De tout temps, les vallées d’Aure et du Louron, de par leur situation géographique, ont été un lieu de passage que ce soit entre le versant français et le versant espagnol, entre le col d’Aspin et le col du Peyresourde, ou entre le piémont et la montagne.

Agricoles, économiques, spirituelles, touristiques, les raisons de traverser ces vallées ont été multiples, chaque époque ayant connu des motivations différentes :

  • Dans un premier temps, les vallées commencent à être saisonnièrement exploitées pour des pâturages alors très extensifs et itinérants dans la 2e moitié du Néolithique ancien (entre 5 000 et 4 500 ans avant notre ère).
  • A l’époque romaine, selon certains historiens, une voie permettait de traverser les Pyrénées centrales depuis l'Aquitaine vers les Plaines de l'Ebre en Espagne : la Ténarèze. Cette voie aurait suivi la rive gauche de la Neste en traversant la vallée d’Aure depuis Sarrancolin, Arreau, pour remonter le Rioumajou et passer le port de Plan ou du Rioumajou.

 

Rioumajou

La vallée du Rioumajou

 

  • Plus tard, au Moyen-âge, certains pèlerins passaient en vallée d'Aure avant de franchir les Pyrénées. A cette même époque, des traités de commerce et de bon voisinage (Les traités de Lies et Passeries), règlementaient l'utilisation des pâturages de montagne entre les 2 versants. Même en temps de guerre, les relations n'étaient pas altérées
  • Au XVIIIe siècle, une route reliant les 2 stations thermales de Bagnères-de-Bigorre à Bagnères-de-Luchon est prévue sous l’initiative d’Etigny, Intendant de la généralité d’Auch : La route thermale n°1. Terminée en 1860, cette route traverse les cols d’Aspin et de Peyresourde, en passant par Arreau.
  • Lors du 1er passage du Tour de France dans les Pyrénées, en 1910 (7 ans après la création du Tour de France), les coureurs sont partis de Luchon pour atteindre Bayonne en passant par Arreau et le col d’Aspin.
  • Aujourd’hui, le tunnel d’Aragnouet-Bielsa permet de se rendre facilement en Espagne. 

 

Le développement touristique

Aux XVIIIe et XIXe siècles, les Vallées d’Aure et du Louron ont participé à leur échelle à l’essor du thermalisme, mais sont toutefois restées encore principalement orientée vers l’agropastoralisme jusqu’au milieu du XXe siècle. Après la 2nde Guerre mondiale, grâce aux gros chantiers hydroélectriques, dont celui de Cap-de-Long (1947-1953) qui apporta d’importantes ressources humaines et financières, le développement touristique commença avec la création de la station de Saint-Lary. Avec l’inauguration du premier téléphérique reliant Saint-Lary au Pla d’Adet, c’est en 1957, le lancement des sports d’hiver moderne et du tourisme d’hiver sur le territoire. 

 

Copie de ALTISERVICE ST.LARY 1700 2012

Le Pla d’Adet à Saint-Lary-Soulan

 

Quelques années plus tard, en 1971, la création de Piau-Engaly puis de Peyragudes et de Val Louron, complèteront l’offre et si les vallées avaient un certain « retard » dans l’aventure du tourisme, elles l’ont largement rattrapé. Le caractère relativement préservé de leurs villages et de leurs paysages s’avère en ce sens, un atout réel pour toucher un public en recherche de qualité et d’authenticité.

Autre atout touristique, le lien avec l’Espagne au travers du tunnel d’Aragnouet-Bielsa. En 1955, la Haute-Vallée d’Aure en est alors aux balbutiements du tourisme, et côté espagnol, le village de Bielsa est totalement enclavé, sans route carrossable vers les autres villes aragonaises. Après des débats de haute lutte pour réussir à convaincre les dirigeants des deux versants et une longue phase de travaux, le tunnel sera inauguré à l’automne 1976 et deviendra une des clés pour le développement du territoire.

Aujourd’hui, le territoire tend à un développement équilibré : en conservant une authenticité à travers la préservation de son patrimoine naturel et l’architecture des villages, tout en poursuivant un important développement touristique.

 

Architecture

Des maisons caractéristiques du milieu montagnard

Chaque village et bourg, bâti au pied des versants ou à mi-versant, offre au regard un art de bâtir local exceptionnel où se distinguent porches et portails, façades, cours, galeries, capucines, etc. Les maisons, les fermes et les granges foraines (véritable patrimoine pastoral) sont bâties avec des matériaux locaux : le bois, la pierre, l'ardoise, ou encore le sable pour les enduits.

Les bourgs (Arreau, Sarrancolin, Ancizan, Guchen), avec leur architecture quasi-urbaine, témoignent du commerce et de la manufacture de la laine, ainsi que des foires et marchés qui firent prospérer l'économie locale dès le XVIe siècle.

 

Sarrancolin

Rue royale et Porte Sainte-Quitterie à Sarrancolin

Les bâtisseurs d’antan déployaient dès lors des trésors d'ingéniosité et de savoir-faire pour s’adapter au terrain, sans le dénaturer, tout en créant une cour centrale parfaitement plate et protégée des regards extérieurs. Elle est l’élément autour duquel toute la vie est organisée dans une quasi autarcie, en hiver surtout. Il en résulte une multitude de formes et une harmonie dans l’architecture traditionnelle locale, bien plus complexe qu’en plaine.

Construire dans la pente a un dernier avantage, celui de mieux capter le soleil. Car dans des villages à l’habitat dense, les maisons se font ainsi moins d’ombre les unes les autres. Cet art de bâtir montagnard a donc créé un patrimoine architectural rare, à observer, à conserver et à reproduire pour plus d’harmonie.

 

aulon

Maison à cour fermée construite dans la pente à Aulon

 

 Des églises romanes aux décors peints

La plupart des églises des vallées d’Aure et du Louron remontent à l’époque romane. Elles présentent des dispositions simples : une nef unique prolongée par une abside semi-circulaire et terminée à l’ouest par un clocher-mur. L’entrée, généralement placée au sud, accède au cimetière.

Certains de ces édifices sont remarquables par leur décor architectural. 

 

EgliseVielle

Eglise Saint-Vincent Saint-Barthélemy de Vielle-Aure (De style roman avec son chevet orné de bandes lombardes)

 

Les chrismes (monogrammes du Christ) sont un autre décor architectural très présent en vallée d’Aure. 

 

chrismes

Chapelle Saint-Exupère d’Arreau orné d’un chrisme au centre du tympan (à gauche)  et chrisme à Grézian (à droite)

Les églises romanes ont souvent été reconstruites ou agrandies aux XVIe et XVIIe siècles. C’est à l’occasion de ces travaux qu’ont été mis en place des décors peints qui constituent aujourd’hui l’une des richesses du patrimoine des vallées. On en retrouve dans les églises de Bourisp, Jézeau, Mont, Vielle-Louron, etc.

 

peintures 

Détail peint chapelle Saint-Etienne  de Gouaux (à gauche) et Jugement Dernier à l’église Saint-Barthélemy de Mont (à droite)

 

Le retable, placé derrière l’autel, joue un rôle décoratif tout en mettant en avant le sens de l’eucharistie. A partir du XVIIe siècle, le retable participe au renouveau liturgique exigé par la Réforme catholique. Dans ce même temps, des artistes locaux, comme la famille Ferrère d’Asté (vallée de Campan), réalisent des œuvres remarquables jusqu’à la fin du XVIIIe siècle.

Ces retables baroques contrastent avec la sobriété architecturale des églises.

 

VielleAulon

La Cène à l'église Saint-Mercurial de Vielle-Louron (à gauche) et retable réalisé début XVIIIe par Dominique Ferrère à l'église Saint-Félix de Valois à Aulon (à droite)

 

La voie du Piémont pyrénéen

La voie du piémont pyrénéen, qui longe la chaîne des Pyrénées, était, dès le XIIe siècle, une route de pèlerinage importante. De cette voie du piémont se détachent plusieurs voies alternatives qui s’étirent, côté sud, jusqu’au fin fond des vallées pyrénéennes, comme la vallée d’Aure. Les pèlerins empruntaient cette vallée pour se rendre non seulement à Compostelle, mais aussi à Saragosse ou à Montserrat. Sur place, l’accueil de ces passants (pèlerins, marchands ou voyageurs) était assuré par des établissements laïcs (les hospices) ou religieux (les hôpitaux). L’hospice du Rioumajou est le seul édifice encore conservé de nos jours, et qui était utilisé pour l’accueil des voyageurs. Dans la vallée d’Aure, les hôpitaux, étaient, pour la plupart, la propriété des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem : l’hôpital Saint-Jean de la Combe d’Aragnouet (dite à tort « Chapelle des Templiers ») et l’église de Jézeau. Toutes 2 ont été inscrites en 1998 au patrimoine mondial de l’UNESCO au titre des Chemins-de-Saint-Jacques.

 

unesco 

Eglise Saint-Laurent de Jézeau                                                         Chapelle dite « Des Templiers » à Aragnouet

 

Un réseau de tours de guet

La proximité de la frontière a amené la nécessité de se protéger. En particulier, dans la période où les hordes sarrasines ont mené leurs razzias destructrices. Dès le IXe siècle des tours commencent à se dresser. Leur implantation permet de communiquer entre elles, formant un véritable réseau. Encore debout, comme à Génos, Loudervielle, Cadéac et Tramezaygues, dissimulées dans le clocher comme à Estarvielle, ou ruinées comme à Bordères-Louron, ces tours sont les témoins des combats des hommes pour protéger leurs vies, leurs familles et leurs troupeaux. Elles rappellent aussi la présence de cette noblesse d'armes dans la vallée. 

 

Moulor

Tour de Moulor et chapelle Sainte Marie-Madeleine à Loudervielle

 

 Des édifices classés et inscrits aux Monuments Historiques

Les vallées d’Aure et du Louron présentent de nombreux édifices et monuments d'intérêt :

Monument Historiqueu

liste eglises classees2

 

À Arreau, une Zone de Protection du Patrimoine Architectural, Urbain et Paysager (ZPPAUP) a été créée en 1995 pour préserver la qualité de l’architecture ancienne et son environnement, sur l’ensemble de la commune, tout en permettant une évolution urbaine, économique, sociale et culturelle harmonieuse.

 

Pour en savoir plus…

Tout ce patrimoine a fait parti d’un inventaire réalisé à l'époque par la Direction Régionale des Affaires Cutlurelles et la Région Midi-Pyrénées, que l’on peut retrouver sur le site : http://patrimoines.midipyrenees.fr/le-patrimoine-de-midi-pyrenees/index.html

Sur ce site, une page est consacrée au Pays d’art et d’histoire des vallées d’Aure et du Louron : http://patrimoines.midipyrenees.fr/decouvrir-le-patrimoine/presentation-du-pole-patrimoine-en-midi-pyrenees/les-villes-ou-pays-dart-et-dhistoire-en-midi-pyrenees/vallees-daure-et-du-louron-pays-dart-et-dhistoire/index.html.

Lien vers le site du Pays d’Art & d’histoire des Vallées d’Aure et du Louron : http://www.patrimoine-aure-louron.fr/

 

 

 Les Vallées d’Aure et du Louron ont fait de la valorisation des ressources naturelles et particulièrement de l’eau (sous toutes ses formes !), un atout de développement important pour le territoire.

Véritable « château d’eau » du sud-ouest, le territoire a su tirer parti de cette énergie renouvelable en orientant son développement vers une activité de production hydroélectrique qui a façonné le paysage et constitue aujourd’hui une part importante de son identité.

De nombreux équipements et aménagements ont été créés dans la 1e moitié du XXème siècle et constituent un système dense d’outils de production d’électricité et un patrimoine industriel remarquable. Sont ainsi dénombrés au total :

  • 18 barrages-réservoirs, dont le barrage de Cap de Long qui est la deuxième plus grande retenue d’eau des Pyrénées françaises avec un volume utile de plus de 68 M de m³
  • 21 usines hydroélectriques
  • 47 prises d’eau pour l’alimentation des usines hydroélectriques

 

 capdelong

Digue du barrage de Cap de Long

 

cap long plan eau

Plan d'eau du barrage de Cap de Long

 

En termes de production, plus de 530 GWH sont ainsi générés en moyenne chaque année sur le territoire et injectés dans le réseau électrique national par plusieurs opérateurs dont les 2 principaux sont EDF et la SHEM.

 

eget

Turbine à la centrale d'Eget

 

 egetlasoula

Conduites forcées à Eget (à gauche) - Centrale de Lassoula et son téléphérique à Loudenvielle (à droite)

 

La présence abondante de la ressource en eau, véritable « houille blanche », a été à l’origine, il y plus d’un siècle, de l’implantation d’une industrie de transformation de minéraux sur le secteur de Beyrède. Une usine a été construite dans les années 1950 faisant suite à celle de Sarrancolin, elle est spécialisée dans la fabrication d’abrasifs (corindon) et transforme des matières premières comme la bauxite, l’alumine, le zircon ou le coke. Au fil de son histoire, cette usine est passée dans le giron de différents groupes et est actuellement propriété du groupe IMERYS, elle emploie plus d’une centaine de personne.   

 

usine

Vue d'ensemble de l'usine de Beyrède

 

Toujours en lien avec l’eau, le canal de la Neste est un équipement structurant de la gestion de l’eau dans le sud-ouest. Il assure la réalimentation de 17 cours d’eau du Plateau de Lannemezan qui irriguent le Département du Gers (Arrats, Baïse, Bouès, Gers entre autres) et la partie occidentale du Département de la  Haute-Garonne (Louge, Nère, Savès, Touch entre autres). Ce « système Neste », comprend nombre d’équipements interconnectés (canaux, réservoirs) qui permettent une gestion et une répartition efficiente de l’eau entre les différents usages : irrigation, industrie et eau potable. Le canal de la Neste, mis en service initialement en 1863 a ensuite fait l’objet d’un réaménagement dans les années 1950 pour augmenter son débit. Il  mesure 28 km et transporte 14 m/s, il est géré dans le cadre d’une concession d’Etat par la Compagnie d’Aménagement des Coteaux de Gascogne. 

 

canalNeste

Le canal de la Neste à Sarrancolin

 

Le marbre constitue une autre ressource emblématique du territoire qui a connu son apogée au XVIIe siècle sous Louis XIV. L’appellation « marbre de Sarrancolin » concerne les marbres extraits des carrières de Beyrède-Jumet, Ilhet et Sarrancolin. Leur originalité tient dans leurs motifs flammés de couleur rouge qui ont une renommée internationale, on en retrouve 2 variétés :

  • Le Sarrancolin Opéra Fantastico : avec des teintes jaune, saumon, corail, blanc, gris, vert
  • Le Sarrancolin Versailles : avec des teintes de gris, saumon, corail, blanc

On retrouve ces marbres dans des lieux prestigieux comme le Palais de Versailles, le Palais du Louvre, l’Opéra Garnier, ou encore l’Empire State Building. Après avoir connu plusieurs périodes d’exploitation et de délaissement, les trois carrières sont à nouveau exploitées depuis 1990 et exportent leur marbre principalement vers les pays émergents d’Asie et du Golfe.

 

MarbreSarrancolin

Détail fontaine en Marbre rose à Sarrancolin

 

 MarbreBeyrede

 Fontaine en marbre "brèche d'Antin" à Beyrède-Jumet

 

Le territoire des Vallées d’Aure et du Louron se caractérise par sa grande qualité naturelle et paysagère. De nombreux espaces et sites classés valorisent et préservent cet environnement remarquable sur le territoire.

La Communauté de communes compte notamment sur son territoire :

 

La Réserve Naturelle Nationale du Néouvielle

Créée en 1936 et classée le 8 mai 1968, elle représente une superficie de 2 313 hectares sur les communes d’Aragnouet, de Saint-Lary-Soulan et Vielle-Aure. Cet espace se caractérise par la présence du pin à crochets que l’on retrouve à l’altitude record de 2 600 mètres ainsi que par une flore riche de 1 250 plantes vasculaires. En outre, ses milieux aquatiques sont remarquables avec la présence de 571 espèces d’algues.

 

Aumar

Lac d'Aumar

 

Le Parc national des Pyrénées

Créé en 1967, le Parc national a vocation à préserver les habitats, la faune et la flore remarquables qui sont caractéristiques de l’espace montagnard des Pyrénées centrales. Il s’étend sur 100 kilomètres, 6 vallées et 2 départements (Pyrénées-Atlantiques et Hautes-Pyrénées) concerne 14 communes de la vallée d’Aure au travers de :

  • La « zone cœur » qui est dépourvue d’habitants permanents et fait l’objet d’une réglementation spécifique afin d’en garantir la meilleure préservation, cet espace représente 3 135 hectares du territoire Aure Louron.
  • L’ « aire d’adhésion » dans laquelle le Parc national est un partenaire des communes et intercommunalités autour des enjeux de valorisation et préservation du territoire : qualité paysagère, aménagement des villages, soutien à la gestion des estives, valorisation des produits de l’agriculture locale, sensibilisation du public, etc. L’aire d’adhésion représente 26 500 hectares du territoire Aure Louron.

 

Lacs de Barroude et Pic Gerbats credit photo Charles Perrin ETE 2014

Muraille et lacs de Barroude

 

La Réserve Naturelle Régionale d’Aulon 

Créée en 2011, la RNR d’Aulon représente une superficie de 1 237 hectares sur la commune d’Aulon au pied du Pic de l’Arbizon. Son territoire se caractérise par une grande diversité géomorphologique (granites, calcaire, argile, schiste…) et par la présence d’une flore et une faune abondantes et variées, dont la particularité est de compter de nombreuses espèces endémiques des Pyrénées (euprocte, desman) dont des certaines sont rares et menacées.

 

serreauloueilh

La Serre d'Auloueilh

 

Les sites NATURA 2000

Plusieurs espaces du territoire Aure Louron sont inscrits au sein du réseau européen des sites naturels (terrestres et marins) Natura 2000 (lien vers page dédiée). Ils sont identifiés pour la rareté ou la fragilité des espèces et des habitats qu'ils hébergent, afin de les maintenir  dans un bon état de conservation sur le long terme.

5 sites Natura 2000, situés pour tout ou partie sur le territoire sont dénombrés :

  • Estaubé, Gavarnie, Troumouse et Barroude
  • Pic Long Campbielh
  • Néouvielle
  • Rioumajou Moudang
  • Haut-Louron : Aygues Tortes, Caillauas, Gourgs Blancs, Gorges de Clarabide, pics des Pichadères et d'Estiouère, montagne de Tramadits

 

Pouchergues

Haut-Louron - Lac de Pouchergues

 

Les Zones Naturelles Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique (ZNIEFF)

Les ZNIEFF sont un instrument de connaissance des secteurs présentant de fortes capacités biologiques et un bon état de conservation. Il s’agit d’espaces homogènes d’un point de vue écologique abritant au moins une espèce ou un habitat rare ou menacé, d’intérêt local ou régional, national ou communautaire.

La quasi-totalité du territoire Aure Louron est couvert par un classement en ZNIEFF de type 1 et/ou de type 2.

 Gela

La vallée de la Géla

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies qui permettent le bon fonctionnement de notre site et de ses services. En savoir plus J'ai bien compris